La droite départementale gâche les fêtes !
Comme chaque année pendant la période des fêtes, nous ne comptons pas les événements festifs et solidaires, portés par le service public municipal autour de « V’la les fêtes » et par l’engagement associatif. C’est cet engagement qui permet de construire avec le concours de la municipalité, des belles initiatives associatives comme la Solidariteuf’ à l’Espace Robespierre, l’opération « pères noël verts » ou encore l’opération de « Noël Solidaire » sur le parvis de l’Hôtel de Ville. Voir cette solidarité s’exprimer est à la fois une fierté et une nécessité, tant ces mêmes associations voient leurs actions devenir indispensables pour une partie importante de la population dont les conditions de vie se dégradent. Tout au long de l’année, de nombreuses associations de solidarité viennent en aide à des milliers de familles dans notre ville et bien plus à l’échelle du département.
Et c’est pourtant dans ce contexte, où leur action est plus importante que jamais, que le président du département du Val-de-Marne, Olivier Capitanio, a décidé de réduire drastiquement les subventions du Secours Catholique, de la Croix-Rouge, des Restos du cœur et du Secours populaire, 4 associations de solidarité majeure dans le territoire. Cette décision vient s’ajouter à de nombreuses coupures ou refus de subventions associatives survenues plus tôt dans l’année avec comme motif des « contraintes budgétaires » mettant en difficulté de nombreuses petites associations de jeunesse ou de solidarité. Dans notre département, et particulièrement notre ville, qui compte de nombreux quartiers dit « prioritaires », nombreux·es sont les habitant·e·s qui vont subir la baisse d’activité engendrée par la perte de moyens de ces associations. Avec ces restrictions, ce sont autant d’initiatives culturelles, de dispositifs d’accompagnement à la scolarité, de maraudes et autres actions de solidarité qui seront supprimées.
Stop aux mesures comptables !
Depuis leur arrivée à la présidence du conseil départemental en 2021, Olivier Capitanio et son exécutif ont multiplié les reculs en matière d’action sociale – pourtant considérée comme une compétence principale du département – en prétextant les « économies budgétaires ». Cela a notamment été le cas avec la suppression de la fête des solidarités et du chèque solidarité qui permettaient de venir en aide financièrement aux foyers les plus modestes à la fin de l’année, tout en mettant en place un moment pour les mettre en lien avec le tissu associatif et faciliter l’accès aux droits.
D’autres politiques emblématiques ont par ailleurs payé ces renoncements motivés par des choix budgétaires. En 2024, décision a été prise de supprimer le remboursement de la moitié du pass imagine R pour les lycéen·ne·s et les étudiant·e·s. Le réseau de crèches publiques qui faisait pourtant la fierté de notre département est devenu quant à lui, un parent pauvre de la politique départementale, près de 900 berceaux ont été fermés l’année dernière, et dans notre ville, le département a retiré son engagement pour la création d’une crèche dans le cadre de la ZAC Gagarine Truillot.
Les Val-de-Marnais·es, en particulier les plus fragilisé·e·s, ne doivent pas payer les décisions des gouvernements successifs – dont celui de Michel Barnier, camarade de parti du président du département – visant à rogner sur le service public pour offrir des cadeaux fiscaux aux plus riches ! Il n’est pas possible de balayer des politiques utiles à tou·te·s par de simples décisions comptables. Face à l’asphyxie budgétaire des collectivités, la réponse ne doit pas être le désengagement. Bien au contraire, si les gouvernements qui se sont succédé ont menés des politiques injustes, les appliquer sans remise en cause cela revient à les cautionner. Aujourd’hui, la droite départementale choisit de faire payer des choix politiques nationaux en faveur des plus riches aux personnes les plus modestes de notre département. Nous ne pouvons pas laisser passer. À Ivry, comme dans l’ensemble du Val-de-Marne, ne baissons pas la tête. Elu·es, militant·es associatif·ve·s et citoyen·ne·s, nous devons nous mobiliser pour des politiques de solidarité !